• LES BAMOUNS

    Bamouns: visitez le site des Bamouns de France: http://www.asbaf.com/home.htm

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    Bamoun
    Artisan Bamoun à Foumban
    Population totale 215.000
    Populations significatives en Cameroun
    Langue Bamoun
    Religion  ?

    Les Bamouns, sont une ethnie du Cameroun qui compte environ 215.000 personnes.

    Religion [modifier]

    La religion traditionnelle Bamoun pratique le culte de l'esprit des ancêtres censé être enfermé dans le crâne de celui-ci. Ainsi, l'ainé de chaque famille possède les crânes des hommes de la famille.

    Il existe également un culte des femmes.

    Les Bamouns pensent aussi qui les femmes rendent le sol fertile, c'est pourquoi les femmes sont généralement en charge des travaux des champs.

    Les Masques et les statuettes sont important dans la pratique de ces cultes.

    Depuis l'époque coloniale, les Bamouns ont été nombreux à se convertir à l'islam ou au christianisme. Le roi Ibrahim Njoya se convertit à l'Islam, avant de devenir chrétien, et enfin de redevenir musulman. Il aurait déclaré que l'interdiction de polygamie dans la religion chrétienne et celle de l'alcool dans l'islam auraient été des contraintes trop dures à supporter.

    Écriture [modifier]

    Les Bamouns sont un des rares peuples d'afrique subsaharienne à avoir développé une écriture. Cette écriture fut inventée par le roi Njoya au début du 20ème siècle. Le roi Njoya bati un musée afin d'encourager l'usage de ce système d'écriture. Néanmoins, le remplacement des Allemands par les Français sonna la fin de la monarchie et du système Bamoun d'écriture qui fut remplacé par la langue française.

    Voir aussi [modifier]

    Cameroun

    Les Bamouns



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    Royaume Bamoun

    Le palais du Sultan-Foumbam-

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    Sommaire

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    Origine des Bamouns [modifier]

    Le palais des sultans Bamouns à Foumban
    Le palais des sultans Bamouns à Foumban

    Le pays Bamoun, situé dans les montagnes de l'ouest du Cameroun, est une grande "fédération de peuples" qui a forgé son unité au cours des siècles. Les Bamouns sont dirigés par un roi, membre de la dynastie de Nchare Yen, venue de Rifum (Mbankim) il y a sept siècles. Les croyances religieuses en vigueur dans cette région sont l’islam, le christianisme et le culte des crânes.

    Géographie [modifier]

    Avec une superficie de 7 700 km² environ et 820 000 habitants [1], la région Bamoun couvre plus de la moitié de l’actuelle province de l’Ouest.
    Le royaume est constitué d’un haut plateau (700m) à l’ouest, surmonté de trois massifs alignés – Mbapit, Nkogham et Mbam (2200. m) – et d’une plaine encaissée au pied de la falaise à l’Est de
    Foumban ; cette plaine longe la rive du Mbam jusqu'au point de confluence avec le Noun près de Bafia.

    Histoire [modifier]

    L’actuel territoire des Bamouns a été occupé par les immigrés Tikar en plusieurs étapes.

    On suppose que 200 à 300 personnes ont franchi le fleuve à la suite du prince Nchare qui soumit sept principautés avant de s’établir dans un premier temps à Djimom. L’État Bamoun y est proclamé et Djimom devient la première capitale du royaume. Le pacte fondamental stipule que : « L'État Bamoun est né et Nchare en est le roi. Il désignera librement son héritier parmi ses fils.»

    Les sept compagnons Kom, cosignataires, sont les conseillers intronisateurs du roi, chargés de garder la loi fondamentale en l’état et de veiller à son application. Leur fonction est héréditaire et ils sont autonomes.

    De Djimom, Nchare conquiert une dizaine d’autres ethnies et établie sa nouvelle capitale à Foumban après y avoir vaincu les Pa Mben qu’il réinstalle dans un quartier de la ville.

    Le royaume a alors une dimension presque circulaire dont le diamètre est de 30 Km environ entre Djimom et Kundùm. La population se situe autour de 25 000 âmes.

    Quand Mboumbouo Mandù devint le onzième monarque vers la fin du XVIIIe siècle, il entreprend de grandes conquêtes aux frontières naturelles du Mbam, de la Mapè et du Noun. Le territoire est multiplié par quatre.

    Le Roi Njoya (1876-1933) et l'écriture royale [modifier]

    Njoya commence à gouverner vers 1892/1896, vers l’âge de 19 ans (il est né en 1876). Arrivé sur le trône, il a écarté du palais comme le veut la tradition le 1er grand officier du palais, Gbetnkom, hérité de son père. Ce dernier, ne l’entendant pas de cette oreille, se soulève contre Njoya. Le jeune souverain décide de faire appel aux Peuls du lamidat de Banyo à quelques 200 km du pays bamoun. Leur soutien et celui de leur cavalerie sera décisif puisqu’ils permettent à Njoya de gagner la bataille. Impressionné, Njoya décide de se doter des éléments qui forgent selon lui la puissance de ceux qui l’ont aidé à gagner : une force armée dotée d'une cavalerie, une religion, et l’écriture.

    Une écriture créée pour le peuple [modifier]

    En 1907, des missionnaires européens découvrent que le jeune roi Njoya, roi des Bamoun, a crée une écriture. Ils racontent que, ayant vu un coran, Njoya voulait non seulement inventer une manière de consigner les paroles, mais aussi répandre l'écriture pour qu’elle soit accessible à tous.
    L’écriture royale (ou écriture Bamoun), qui comptait au départ plus de 500 signes, connaîtra plusieurs évolutions jusqu'en 1918.
    La simplification - et notamment la réduction du nombre de signes à 80 caractères - assura une meilleure diffusion de l’écriture et amena l'augmentation des textes rédigés avec l’écriture royale, qui était enseignée dans les écoles. Njoya institua un bureau d’Etat-civil pour enregistrer les naissances et les mariages. Les jugements du tribunal royal étaient également consignés par écrit.
    Le livre de l'histoire, des lois et des traditions des Bamouns, qui compte plus de 1 100 pages, est alors rédigé au moyen de l'écriture royale. Sa réplique se trouve actuellement au Pitt-Rivers museum
    Oxford.
    Lors de sa tournée du pays, le roi imposa de nouvelles lois et modifia une grande partie des lois coutumières, abolissant certains privilèges. Il inventa également une religion inspirée à la fois de l’islam et du christiannisme.
    Après le départ des colons allemands, les administrateurs français vont priver Njoya de ses pouvoirs traditionnels vers 1924-1925. Il sera exilé à Yaoundé en 1931 où il mourra deux ans plus tard.
    L'administration française interdit alors l’usage de l’écriture Bamoun, qui cessera progressivement d'être utilisée.

    Dynasties [modifier]

    • 1er NCHARE YEN 1394 - 1418
    • 2ème NGOUOPOU 1418 - 1461
    • 3ème MONJOU 1461 – 1498
    • 4ème MENGAP 1498 – 1519
    • 5ème NGOUH I 1519 – 1544
    • 6ème FIFEN 1544 – 1568
    • 7ème NGOUH II 1568 – 1590
    • 8ème NGAPNA 1590 – 1629
    • 9ème NGOULOURE 1629 – 1672
    • 10ème KOUOTOU 1672 –1757
    • 11ème MBOUOMBOUO 1757 – 1814
    • 12ème GBETKOM 1814 – 1817
    • 13ème MBIEKOUO 1817 – 1818
    • 14ème NGOUHOUO 1818 – 1863
    • 15ème NGOUNGOURE 1863 (30 minutes )
    • 16ème NSANGOU 1863 – 1889
    • 17ème NJOYA 1889 – 1933
    • 18ème NJIMOLUH NJOYA 1933 – 1992
    • 19ème MBOMBO NJOYA 1992

    Titres nobiliaires [modifier]

    TITRES NOBILAIRES TRADUCTION LITTERALE ROLES OU FONCTIONS NOMINATIONS ET SUCCESSIONS
    MFON Roi Souverain Charge héréditaire
    KOM Ministre (co-fondateur) Conseillers intronisateurs Nommé, puis héréditaire
    NAFOM Mère du roi ou reine mère Equilibre du pouvoir Nommé
    NJI NGBETGNI Nji adjoint Vice-roi Héréditaire
    POM MAFON Frère ou sœur Utérin du roi Nommé
    NJI FON FON Nji des rois Premier Ministre Nommé
    TITA NFON Père du roi  ? Nommé
    TITA NGU Père du pays Chef de la justice Nommé
    TUPANKA Tête de Panka Chef de l’armée royale Nommé
    KOM SHU MSHUT Compagnon gardien du palais Conseiller du roi Héréditaire
    MANSHUT Grand du palais Personnalité du royaume Nommé
    MFONTUE Roi soumis Chefs Vassaux Héréditaire
    SHUNSHUT Gardien du palais Divers services Héréditaire
    KPEN Esclave Serviteur Héréditaire

    Lien externe [modifier]

    La Dynastie Bamoun

    Le pays Bamoun est une grande "fédération de peuples" qui a forgé son unité au cours des siècles. Les Bamouns sont dirigés par un Roi, membre de la dynastie de Nchare Yen venue de Rifum ( Mbankim ) il y a sept siècles.

    Les croyances religieuses en vigueur dans cette région sont l’islam, le christianisme, et le culte de crânes.

    L’actuel territoire des Bamouns a été occupé par les immigrés Tikar en plusieurs étapes.

    On suppose que 200 à 300 personnes, femmes et enfants compris, ont franchis le fleuve à la suite du prince Nchare. qui soumit sept principautés avant de s’établir dans un premier temps à Njimom.

    L’État Bamoun y est proclamé et Djimom devient la première capital du royaume.

    Le pacte fondamental scellé sous l’arbre, Sép au lieu dit Sâmba Ngùo stipule que : «L'État Bamoun est né et Nchare en est le roi. Il désignera librement son héritier parmi ses fils.»

    Les sept compagnons Kom, cosignataires, sont les conseillers intronisateurs de Roi, chargés de garder la loi fondamentale en l’état et de veiller à son application. Leur fonction est héréditaire et ils sont autonomes.

    De Djimom, Nchare conquiert une dizaine d’autres ethnies et établie sa nouvelle capital à Foumban après y avoir vaincu les Pa Mben qu’il réinstalle dans un quartier de la ville.

    Le royaume a alors une dimension presque circulaire dont le diamètre est de 30 Km environ entre Djimom et Kundùm. La population se situe autour de 25 000 âmes.

    Quand Mboumbouo Mandù devint le onzième monarque vers la fin du XVIIIe siècle il entreprend de grandes conquêtes aux frontières naturelles du Mbam, de la Mapè et du Noun. Le territoire est multiplié par quatre.

    La population a plus que doublé. On évaluait la population Bamoun à 60 000 habitants vers 1900 pour une superficie de 7 700 Km2 environ.

    Ce royaume est constitué d’un haut plateau (700m) à l’ouest, surmonté de trois massifs alignés – Mbapit, Nkogham et Mbam (2200. m) – et d’une plaine encaissée au pied de la falaise à l’Est de Foumban ; cette plaine longe la rive du Mbam jusqu'au point de confluence avec le Noun près de Bafia.

    Origine des Bamouns

    Le Peuple bamoun a connu 19 souverains qui ont régné sur le Royaume ou Sultanat Bamoun ;

    en tant que Chef coutumier et religieux, le Roi gère les affaires du Royaume en parfaite harmonie avec les autorités administratives locales.
    Le Roi MBOUONMBOUO fut le onzième roi de la dynastie ; la légende en a fait un géant doté d'une force herculéenne ; il fortifia la ville de Foumban et résista à l'invasion Foulbé ; par la suite, il fit la guerre à 48 Chefs et refoula les Bamilékés et les Tikars venus du nord : le Royaume délimita ainsi ses frontières aux rives des fleuves Noun, Mapè et Mbam.

    Portrait du Roi MBOUONMBOUO

    MBOUONMBOUO était un géant capable de poser les bras sur la toiture de son Palais ; sa tête énorme avait une excroissance de chaque côté du front, son nez trop lourd tombait sur sa lèvre , son cou était très long et son nombril creux. Il avait des joues très enflées et un corps très velu. Comme il souffrait de douleurs diverses, il était souvent allongé sur son lit pour recevoir ses invités mais lorsqu'il se levait, tout le monde fuyait. Lorsqu'il parlait d'un ton modéré, sa voix portait à plus de deux kilomètres mais lorsqu'il criait on l'entendait à plus de deux kilomètres à la ronde.

    Portrait du Roi NJOYA



    Njoya commence à gouverner vers 1892/1896, vers l’âge de 19 ans (il est né en 1876). Arrivé sur le trône, il a écarté du palais comme le veut la tradition le 1er grand officier du palais, Gbetnkom, hérité de son père. Ce dernier, ne l’entendant pas de cette oreille, se soulève contre Njoya.

    Le jeune souverain décide de faire appel aux Peul du lamidat de Banyo à quelques 200 km du pays bamoun. Leur soutien et celui de leur cavalerie sera décisif puisqu’ils permettent à Njoya de gagner la bataille. Impressionné, Njoya décide de se doter des éléments qui forgent selon lui la puissance de ceux qui l’ont aidé à gagner.

    Autoritaire, ambitieux, curieux, imaginatif, il inventa l'écriture et la langue SHÜMON qu'il vulgarisa dans les écoles créés par ses soins. Il permet ainsi la codification et la conservation de l'histoire et de la tradition bamoun dans un ouvrage qui a valeur d'anthologie.
    Le souverain excella également dans l'art : à l'occasion d'un voyage à Buéa, il fut impressionné par la luxueuse villa du gouvernement allemand et fit édifier dès son retour un Palais, véritable chef d'oeuvre architectural dont il élabora lui-même les plans et supervisa les travaux.

    C'est un Palais unique dans tout le Cameroun qui abrite aujourd'hui les services de l'administration royale et le Musée Royal.
     
    Le Roi grand amoureux des Arts et des Lettres est à l'origine de l'Islamisation du royaume à l'issue duquel il prend le titre de Sultan que porteront désormais ses successeurs. Il est déposé en 1923, meurt en exil suite à sa déportation à Yaoundé par l'administration coloniale française.
     
     EL HADJ SEIDOU NJIMOLUH NJOYA

    A vingt-neuf ans, il hérite du célèbre trône Bamoun, fondé au XVIe siècle. Il est élu par le conseil des sages du royaume, parmi les cent soixante sept enfants de son père, le génial sultan Njoya.
     
    Portrait du Roi MBOMBO NJOYA

    EL HADJ IBRAHIM MBOMBO NJOYA est depuis 1992 le 19ème souverain de la dynastie bamoun. Mais c'est d'abord un personnage hors du commun, un haut cadre de l'état ayant occupé de très hautes fonctions dans l'administration camerounaise pendant plusieurs années.

    Il s'est assigné pour principale mission la réconciliation du peuple avec lui-même, en le soudant autour de sa culture et tradition. C'est ainsi qu'il s'est attaché à relancer la grande fête du Nguon qui relie le peuple bamoun du terroir et de la diaspora.
     
     



     


     


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