• UN VISAGE POLITIQUE TOURMENTE

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    Abdelaziz Bouteflika (en arabe عبد العزيز بوتفليقة,  écouter), né le 2 mars 1937 à Oujda au Maroc , est un homme d’État algérien qui exerce les fonctions de président de la république d’Algérie depuis le 15 avril 1999. Il est depuis février 2005 président d'honneur du parti FLN (Front de libération nationale).

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    Biographie [modifier]

    Enfance [modifier]

    Le père de Abdelaziz Bouteflika, Ahmed, est né à Tlemcen[1]. Il quitte l'Algérie suite à la répression coloniale, et trouve refuge au Maroc. Ahmed Bouteflika était marié à deux femmes : Belkaïd Rabia et Ghezlaoui Mansouriah, gérante d’un hammam, qui est la mère d’Abdelaziz. Ahmed Bouteflika est mort en 1958.

    Abdelaziz Bouteflika naît le 2 mars 1937 à Oujda au nord-ouest du Maroc. Il est le premier enfant de sa mère et le deuxième de son père, Fatima étant sa sœur aînée. Il a quatre frères (Abdelghani, Mustapha, Abderahim et Saïd), une sœur (Latifa) et trois demi-sœurs (Fatima, Yamina et Aïcha). Abdelaziz Bouteflika vécut et étudia à Oujda, puis quitta l’école en 1950 pour rejoindre l’école Hassania de Scout, avant de devenir moniteur. Il se marie en août 1990 avec Amal Triki, fille d’un ancien diplomate, Yahia Triki. Le couple n’a pas d’enfant.

    Engagement militaire [modifier]

    Durant la guerre d'Algérie, en 1956, l’Armée de libération nationale (ALN), branche militaire du parti indépendantiste Front de libération nationale (FLN), ordonne à tous les étudiants algériens de rejoindre ses rangs. Abdelaziz Bouteflika rejoint l’Armée des frontières au Maroc à l’âge de 19 ans. Abdelaziz Bouteflika n’a alors jamais porté d’arme. Il fit son instruction militaire à l’École des cadres de l’ALN de Dar El Kebdani (Maroc, Ville de Nador), puis il devint « contrôleur » pour la direction de la Wilaya V (au Maroc), sa tâche consistait « à plaider la cause de l’ALN » auprès des populations rurales algériennes pour en obtenir le ralliement. Il se consacrera à cette fonction de contrôleur durant dix mois, entre 1957 et 1958.

    En 1958, il fut promu par Houari Boumédiène et devint secrétaire administratif au sein du poste de commandement de la Wilaya V (au Maroc) puis secrétaire particulier de Boumédiène au PC de la Wilaya V, mais aussi au PC de l’état-major Ouest et au PC de l’état-major général (1960).

    En 2002 et 2005, l’homme politique français Pierre Messmer, ancien ministre des armées de Charles de Gaulle, l’accuse d’avoir planifié en 1962 le massacre des Harkis[2]. Massacre qui au demeurant selon l'historien Pierre Vidal-Naquet s'inscrivait dans une logique de vendetta et ne fut jamais planifié mais simplement le résultat de la vindicte populaire et de l'abandon criminel des harkis par la France dans lequel Pierre Messmer a une très lourde responsabilité[3].

    Carrière politique [modifier]

    À l'indépendance de l'Algérie, en septembre 1962, il devient, à 25 ans, ministre de la jeunesse et du tourisme dans le gouvernement du président Ahmed Ben Bella. Membre de la première Assemblée constitutionnelle, il est élu député de Tlemcen aux première et deuxième Assemblées législatives. Après le congrès du FLN d’avril, il est nommé membre du Comité central et du bureau politique du FLN.

    À partir de l’année 1963, il est appelé à effectuer de nombreuses missions à l’étranger comme ministre des Affaires étrangères par intérim. En juin 1963, il est confirmé dans ses fonctions. Dès lors il s’en suit une période durant laquelle le jeune ministre des Affaires étrangères (à l’époque plus jeune ministre de ce département au monde) dirigera la diplomatie algérienne, une diplomatie qui faisait de l’Algérie un pays porte-parole du tiers monde et l’interlocuteur privilégié dans les rapports entre le Nord et le Sud, au cours de la même période il obtiendra sa plus grande consécration en présidant la 23e session de l’Assemblée générale de l’ONU. Il conclura à ce titre avec la France, au nom de la République algérienne, l’accord du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l’emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles, pierre angulaire de la politique de grande émigration algérienne. Il gardera son poste jusqu’à la mort du président Houari Boumédiène.

    Le président Chadli Bendjedid le nomme ministre d’État en 1979. Bouteflika est néanmoins peu à peu écarté de la scène politique qu’il quitte en 1981. Il est traduit devant le conseil de discipline du FLN. Il choisit de s’exiler pendant 6 ans dans un contexte politique hostile et d’incrimination par la Cour des comptes de sa gestion du ministère des Affaires étrangères (voir plus bas pour tous les détails de cette affaire). Il est de retour en Algérie en janvier 1987 et prend part au congrès du FLN de 1989 qui l’élit membre du Comité central. Pressenti pour occuper des fonctions de ministre, il décline ces propositions, comme il ne donne pas suite, en 1994, aux sollicitations dont il est l’objet en vue de son accession aux fonctions de président.

    Présidence de la République [modifier]

    En décembre 1998, il fait part de sa décision de se présenter, en qualité de candidat indépendant à l’élection présidentielle anticipée. Bouteflika est élu président, et succède à Liamine Zéroual, le 15 avril 1999 à l'issu d’un scrutin au cours duquel ses adversaires se retirent, dénonçant les conditions d’organisation du vote. Il est réélu président en 2004 au 1er tour de l’élection. En 2005, Bouteflika est nommé président d'honneur du FLN par le huitième congrès du parti.

    Politique intérieure [modifier]

    Affiche de Bouteflika dans la banlieue d’Alger (chevalley).
    Affiche de Bouteflika dans la banlieue d’Alger (chevalley).

    Les deux mandats du président Bouteflika sont marqués par une ferme volonté de civiliser le régime. La professionnalisation de l’armée, la mise à la retraite de hauts gradés et la promotion d’hommes neufs, proches du chef de l’État, vont dans ce sens. Mais la répression des émeutes de Kabylie (Printemps noir) entre avril 2001 et 2002 discrédite l’image de l’État. En août 2005, la nomination au poste d’ambassadeur à Rabat du général Larbi Belkheir, ex-directeur de cabinet de Bouteflika, traduit également une reprise en main de l’armée par le pouvoir civil.

    La presse écrite se trouve fragilisée avec l’arrestation de journalistes en 2004 : parmi eux Mohamed Benchicou, directeur du quotidien Le Matin, condamné en juin 2004 à une peine de prison. Quelques mois auparavant, ce dernier publie un livre dans lequel il dresse un portrait critique du président: « Bouteflika, une imposture algérienne »[4]. Bouteflika a été vivement critiqué par l’association Reporters sans frontières qui l’accuse de tenter de mettre au pas la presse privée du pays. Bouteflika promettait en 1999 de respecter la liberté de la presse.

    En 2005, Bouteflika convoque pour le mois de septembre un référendum pour faire adopter un ensemble de mesures dont le but est de restaurer la paix civile en Algérie. Il propose ainsi de reconnaître le droit à des réparations aux familles de disparus, d’accorder une forme d’amnistie pour les membres de groupes armés non coupables de massacres et de créer une aide pour les veuves et orphelins de membres de groupes armés tués. Durant la campagne pour le référendum, menée tambour battant, l’opposition et les familles des victimes ainsi que les associations des Droits de l’homme sont écartées du débat. Les média restent hermétiques à toute contestation et entretiennent une confusion entre le droit de refuser et la trahison du pays. L’État utilise dans cette campagne tous les moyens matériels y compris les fonds publics pour le seul bénéfice des partisans du président.

    Ce référendum pose tout de même le problème des personnes disparues, dont le sort ne peut pas faire l’objet d’une enquête indépendante ou internationale. L’opposition critique une mascarade électorale où, selon elle, les résultats sont connus d’avance (97,36 % de oui et 79,76 % de participation, sauf en Kabylie avec seulement 12% de participation). Le 2 mars 2006, il fait fermer les 42 établissements francophones afin de lutter contre la « déviation linguistique ». En juillet 2006, Abdelaziz Bouteflika signe un décret pour gracier les journalistes poursuivis pour diffamation.

    Politique économique [modifier]

    L’Algérie profite depuis 1999 d’une conjoncture économique très favorable due à la hausse du prix du pétrole, l’État en profite pour mener une politique de grands travaux : réalisation de grands chantiers, construction de grandes infrastructures publiques. Peuvent être cités la construction d’un nouvel aéroport à Alger, les projets urbains de circulation dans les métropoles, l’autoroute est-ouest, ainsi que le parc mobilier qui a donné un boom sans précédent.

    Cette politique de grands travaux semble relancer l’économie, mais certains observateurs restent méfiants par rapport à cette politique qui n’encourage pas l’entrepreneuriat privé. Le pays est devenu un immense chantier de construction, ainsi plusieurs entreprises étrangères s'installent en Algérie pour prendre leur part du gâteau d'un programme économique ambitieux qui s'élève à 150 milliards de dollars, ainsi 1 million de logements sont programmés pour la période de 2004 à 2009, le chantier de l'autoroute Est-Ouest qualifié de chantier du siècle est projeté à être finalisé pour fin 2008, pour un investissement de 16 milliards de dollars.

    Politique extérieure [modifier]

    Abdelaziz Bouteflika en novembre 2001 à la Maison Blanche.
    Abdelaziz Bouteflika en novembre 2001 à la Maison Blanche.

    Étant lui-même diplomate de carrière, il se donne la gageure de réhabiliter l’image de l’Algérie dans le concert des nations. Ayant acquis l’intime conviction que l’Algérie constitue l’un des quatre points cardinaux de l’Afrique, il s’intéresse beaucoup aux problèmes de ce continent, et initie à cet effet l’idée du NEPAD, qui est adoptée et suivie par la majorité de ses pairs africains. Il procède aussi à une médiation entre l’Érythrée et l’Éthiopie (en guerre depuis 1997) qui est couronnée par la signature de l’accord de paix d’Alger en 2000.

    Le problème du Sahara occidental lui fait du surplace, le Maroc et l’Algérie se cramponnant chacun sur leurs positions respectives. Si l’Afrique du Sud a reconnu la RASD, Madagascar, le Tchad la Serbie-et-Monténégro, le Kenya et le Costa Rica ont retiré ou gelé la leur, et ce conflit ne semble pas sur le point d’être résolu à court ou moyen terme, obérant par là même la construction d’un ensemble économique cohérent au Maghreb. Les relations avec le voisin Marocain restent très tendues.

    Il se préoccupe aussi des relations de son pays avec les États-Unis, avec lesquels il entend coopérer dans tous les domaines. Après les attentats du 11 septembre 2001, Bouteflika propose au terme d’une entrevue avec le président George W. Bush, la coopération de son pays dans le domaine de la lutte antiterroriste, domaine de coopération qui s’avère fructueux eu égard à l’expérience acquise par l’Algérie dans ce domaine (cf. Guerre civile algérienne).

    Avec la France, le président Bouteflika cherche à établir une politique d’apaisement, l’entrevue qu’il a avec le président français Jacques Chirac en 2003 à Alger, débouche sur une entente pour la signature d’un traité d’amitié entre les deux pays, mais le vote de la loi du 23 février 2005 par le parlement français (reconnaissant en particulier le rôle positif de la colonisation), constitue une pierre d’achoppement pour la signature de ce traité, Bouteflika dénoncera de son côté cette loi qu’il qualifie de cécité mentale, confinant au négationnisme et au révisionnisme.

    Les « affaires » [modifier]

    La cours des comptes [modifier]

    Le 22 décembre 1981, Bouteflika est poursuivi pour « gestion occulte de devises au niveau du ministère des Affaires étrangères» (entre 1965 et 1978) par la Cour des comptes. Dans son arrêt définitif du 8 août 1983, la Cour des comptes donnait son verdict : « M. Abdelaziz Bouteflika a pratiqué à des fins frauduleuses une opération non conforme aux dispositions légales et réglementaires, commettant de ce fait des infractions prévues et punies par l’ordonnance n° 66-10 du 21 juin 1966 et les articles 424 et 425 du Code pénal. »[5]. La Cour des comptes évaluait à « plus de 6 milliards de centimes » (l’équivalent de 100 milliards de centimes actuels) le montant dont Bouteflika restait redevable auprès du Trésor.

    Pour sa défense, Bouteflika invoquera aux magistrats de la Cour des comptes la construction d’un nouveau siège du ministère des Affaires étrangères pour laquelle il destinerait la trésorerie amassée sur les comptes suisses. La réponse de la cour : « Ce motif fallacieux ne peut être pris en considération sachant qu’une opération d’investissement obéit à des règles bien précises qu’aucun ordonnateur ne peut ignorer et que l’éventuelle construction d’un nouveau siège du ministère des Affaires étrangères doit être financée par des crédits normalement inscrits au budget de l’État.»[5].

    Kabylie [modifier]

    Dès sa première élection, les deux partis politiques majoritaires en Kabylie (le FFS et Le RCD) boycottent les élections, le taux d’abstention atteignant 95 % dans cette région de l'Algérie. Dans un de ses discours en Kabylie il dit : « De loin, je vous voyais très grands, mais... Vous n’êtes que des nains »[6].

    Pour promouvoir sa politique de « concorde nationale », le jeudi 2 septembre 1999 il visite Tizi-Ouzou face à une foule hostile[réf. nécessaire]. Il dit : « Si le tamazight devait devenir langue nationale, elle ne sera jamais officielle. Si elle devait devenir langue nationale, ce serait par voie référendaire ». La foule proteste et Bouteflika rajoute « Si vous êtes venu faire du grabuge, je suis capable de faire autant de grabuge que vous ». En 2001, des émeutes éclatent en Kabylie (le Printemps noir). Un mouvement politique utilise le mécontentement populaire : les Arouch. Le gouvernement de Bouteflika y voit la « la main de l’étranger ». La répression du mouvement fait 126 morts et des milliers de blessés, finalement Bouteflika reviendra sur ce qu’il a dit en 1999 et fera de tamazight (« la langue berbère ») langue nationale sans passer par un référendum.

    Les élections législatives de 2002 et les présidentielles de 2004 sont boycottées par les kabyles suite à l’appel des Arouch. Juste avant le referendum sur la réconciliation nationale en 2005, le gouvernement de Bouteflika dirigé à l’époque par Ahmed Ouyahia trouve un accord avec les Arouch. Belaïd Abrika explique alors que « la plate-forme d’el ksour sera bientôt satisfaite (...) y compris tamazight », mais la veille du référendum Bouteflika donne un discours à Constantine : « Il n’y a aucun pays au monde possédant deux langues officielles et ce ne sera jamais le cas en Algérie où la seule langue officielle, consacrée par la Constitution, est l’arabe ». Il sera vivement critiqué par la presse et le mouvement berbériste qui lui rappelle que de nombreux pays dans le monde, comme l’Inde, la Suisse, Israël ou l’Afrique du Sud, possèdent plus d’une langue officielle. Le référendum sera finalement boycotté par 95 % des kabyles, le même nombre qu'auparavant.

    Hospitalisations [modifier]

    Hospitalisé au Val-de-Grâce le 26 novembre 2005, il est, d’après le bulletin de santé officiel, opéré d’un ulcère de l’estomac. Durant cette période, les informations sont très rares et l’état du président fait l’objet de spéculations dans l’opinion et la presse de son pays. La sortie du président Bouteflika a lieu le 17 décembre. Un document télévisuel vise alors à rassurer l’opinion, bien qu’il doit suivre une convalescence d’une durée indéterminée. Il montre le président fatigué en compagnie de son médecin traitant Messaoud Zitouni qui donne des informations sur la nature de la maladie et des soins qui lui ont été prodigués. Il vise par ailleurs à contredire et mettre un terme aux spéculations et rumeurs ayant circulé à ce sujet. Il rentre en Algérie le 31 décembre 2005.
    Il est de nouveau hospitalisé au Val-de-Grâce le 20 avril 2006 pour une « visite de suivi médicale » selon le ministère des Affaires étrangères. Depuis le président Algérien a repris ces fonctions, et a effectué plusieurs visites à l'extérieur comme à l'intérieur du pays. Il a également précisé qu'il avait payé lui même son hospitalisation dont il n'a jamais été question que la France assume le coût.

    Annexes [modifier]

    Liens internes [modifier]

    Liens externes [modifier]

    Références [modifier]

    1. La biographie officielle de Abdelaziz Bouteflika omet de mentionner son lieu de naissance.
    2. Lien audio n°1 et Lien audio n°2
    3. Les Harkis à Paris, Paulette Péju Préface de Pierre Vidal-Naquet, éd. La découverte
    4. [pdf] Bouteflika, une imposture algérienne, livre de Mohamed Benchicou.
    5. ab El Moudjahid du 9 août 1983
    6. [1]

      Front de libération nationale (Algérie)

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      Algérie


      Cet article fait partie de la série sur la
      Politique de l'Algérie,
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      Le Front de libération nationale (ou FLN, en arabe : جبهة التحرير الوطني Jabhat at-Taḩrīr al-Waţanī) est un parti politique socialiste algérien, présidé par le président de la république Abdelaziz Bouteflika.

      Il est créé en novembre 1954 pour obtenir de la France l'indépendance de l'Algérie. Le FLN et sa branche armée, l'ALN (Armée de libération nationale), commence alors la lutte armée, qui se traduit au début par des attentats ciblés. Par la suite le mouvement s'organise et en 1958, le FLN forme un gouvernement provisoire, le GPRA. C'est avec le GPRA que la France négocie en 1962 les accords d'Évian.
      À l'indépendance, le FLN prend ainsi le pouvoir « légitimement », et s'en assure l'exclusivité en instaurant le système de parti unique. Après d'importantes luttes internes, Ahmed Ben Bella prend la tête du parti, et donc de l'état. Il sera renversé trois ans plus tard par Houari Boumedienne (1965-1978) qui prend les pleins pouvoirs, réduisant largement la place du parti.
      Le FLN reprend une importance centrale avec Chadli Bendjedid (1978-1992), qui dans les années 1980 est poussé, par de nombreuses protestations, à approuver une nouvelle constitution et introduire le multipartisme.
      Avec les premières élections libres, en 1991 le FLN subit une lourde défaite mais l'ascension du FIS (Front islamique du salut) est empêchée par un coup d'état militaire. Le pouvoir militaire dirige et co-dirige alors l'État, légitimé par l'urgence de la « guerre civile », mais sans le soutien du FLN mis à l'écart. Le parti sort de cette « décennie noire » affaiblie, alors que son existence même avait été mise en cause. Ayant définitivement perdu son statut de « parti du pouvoir », il conserve cependant une place importante dans la vie politique algérienne.

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      Histoire [modifier]

      Guerre d'indépendance [modifier]

      Article détaillé : Guerre d'Algérie.

      Fondé le 10 octobre 1954 en Algérie, le FLN apparut publiquement le 1er novembre 1954 pour engager une lutte de libération nationale contre la « France coloniale », présente depuis 1830, et pour la création d'un État algérien démocratique et populaire.

      Il a été créé à l'initiative du Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA), en appelant à l'union de toutes les forces politiques nationalistes pour la lutte de libération du pays. Il est composé par ceux qui deviendront les neuf « chefs historiques » du FLN : Hocine Aït Ahmed, Ahmed Ben Bella (futur premier président de la République algérienne indépendante), Krim Belkacem, Mostefa Ben Boulaïd, Larbi Ben M'Hidi, Rabah Bitat, Mohamed Boudiaf (chef de l'État en 1992), Mohamed Khider et Didouche Mourad.

      Sa première apparition se traduisit dans les faits par des attaques plus ou moins désordonnées contre des installations militaires, commissariats, entrepôts, équipements de communications, et des bâtiments publics principalement dans les régions de Kabylie et des Aurès. Ces attaques, qui prirent par la suite le nom de Toussaint rouge, s'accompagnèrent de la déclaration dite du « 1er novembre 1954 », dans laquelle le FLN invitait le peuple d'Algérie à s'associer à la « lutte nationale ». Le front nationaliste algérien est le premier mouvement nationaliste à user de la violence l'adoptant comme mode principale d'action. Il marquait ainsi une rupture avec les autres mouvement tel que l'Union démocratique du manifeste algérien (UDMA) de Ferhat Abbas, le Mouvement national algérien (MNA) de Messali Hadj ou encore l'Association des oulémas musulmans algériens. Cette rupture avec le MNA fut ensuite largement consommé avec de véritable massacres commis par les membres du FLN contre les forces du MNA.

      Le FLN était doté d'une branche armée, l'Armée de libération nationale (ALN) dotée d'un état-major ainsi que d'une organisation militaire par laquelle les zones de combat furent divisées en 5 régions militaires. L'armement provenait essentiellement d'Égypte et était acheminé via le Maroc ou la Libye. À partir de 1958 les combattants fellaghas étaient suffisamment bien équipés et entraînés pour mener une guerre de guérilla[1]. Devant la forte répression des forces françaises, les dirigeants de la rébellion durent constituer des dépôts d'armes en territoires tunisien et marocain. Lorsque la France renforce le contrôle des frontières et installe les lignes Challe et Morice, une grande partie de l'armement n'est pas acheminé. Il en résulte à la fin du conflit d'une armée des frontières du FLN surarmée, qui échappait le plus souvent aux forces françaises, et des « moudjahidine » du maquis en Algérie presque inéquipés.

      Le mouvement se structura ensuite grâce notamment à la plate-forme politique du Congrès de la Soummam d'août 1956, organisé principalement par Abane Ramdane, qui donnait un statut pour l’armée de libération nationale devant se soumettre aux « lois de la guerre » et des instances politiques dirigeant la « Révolution », et affirmée la « primauté du politique sur le militaire et de l’intérieur sur l’extérieur ». En continuité avec cette construction institutionnel, fut créé le gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) pour parachever la mise en place des institutions de la Révolution et la reconstruction d'un État algérien moderne. Ce gouvernement provisoire, qui donnait une reconnaissance internationale au mouvement, avait mis les autorités françaises devant le fait accompli qui n'eurent d'autres choix que de négocier.

      Indépendance de l'Algérie [modifier]

      Le combat armé sur le territoire algérien et métropolitain pour l’indépendance, avec le slogan « La Révolution Algérienne, un peuple au combat contre la barbarie colonialiste », dura jusqu'au 27 mars 1962 date à laquelle le gouvernement français signa les accords d'Évian qui aboutirent à un accord de cessez-le-feu avec le FLN. En juillet de la même année, le peuple algérien vota par référendum pour l’indépendance et ratifia les accords d'Évian qui prévoyaient une coopération économique et sociale entre les deux pays.

      Dès la proclamation de l’indépendance, le FLN prit le pouvoir apparaissant comme le mouvement ayant permis à l’Algérie d'accéder à l'indépendance. Toutefois, d’importantes luttes intestines déchiraient le parti, et déclenchaient de nombreuses « purges ». Ainsi Ahmed Ben Bella, partisan d'un pouvoir militaire, soutenu par l'armée des frontières suréquipée qui s'imposa largement face aux militants des maquis presque désarmés, dissolut le GPRA œuvrant pour une Algérie démocratique, et prit la tête de l'État.

      Aussi le parti d'« après l'indépendance » n’est plus le même que le « FLN historique », front rassemblant les différentes forces politiques des anciens partis nationalistes d’avant 1954. Et c'est en s'appropriant cette légitimité historique que les directions successives du FLN ont justifié le monopole du parti unique, interdisant le Parti communiste en 1963, ainsi que le Parti de la révolution socialiste de Mohamed Boudiaf et, plus tard, le Front des forces socialistes (FFS) de Hocine Aït Ahmed.

      Renversement de 19 juin 1965 [modifier]

      De fait, le renversement de Ahmed Ben Bella était prévisible dès la clôture du 3e Congrès du parti du FLN (avril 1964) dont les résolutions finales accordaient au Président des prérogatives telles qu'il affirmait n'être responsable, ni devant les instances dirigeantes du FLN, ni devant l'Assemblée nationale. Ben Bella avait, depuis longtemps entamé le démantèlement de ce qu'il convenait d'appeler le « groupe d'Oujda » (entourage proche du colonel Boumédiène, alors Premier Vice-président de la République et Ministre de la Défense Nationale).

      Après les limogeages de Kaïd Ahmed, Chérif Belkacem, Ahmed Medeghri et la prise en main personnelle des ministères vacants, la décision de mettre fin aux fonctions d'Abdelaziz Bouteflika, Ministre des Affaires Étrangères allait précipiter les évènements. Houari Boumédiène, pressé par son entourage, restait convaincu de pouvoir ramener Ben Bella à de meilleurs sentiments et au respect des institutions de l'État. Deux rencontres au moins se déroulèrent entre les deux hommes sans que Ben Bella changa d'attitude.

      Lorsque Houari Boumédiène comprit que le prochain de la liste des éliminés serait lui-même, il se décida à mettre fin au régime de Ben Bella. Il confia au Commandant Hoffman, responsable des blindés, la surveillance de l'immeuble de la radio, du Palais du Peuple (Siège du Gouvernement) et de la Villa Joly (Siège du Bureau Politique du Parti du FLN et résidence de Ben Bella). Les colonels Tahar Zbiri et Abbès furent chargés de l'arrestation du président déchu, cueilli au saut du lit. Le lendemain, Boumédiène apparaissait à la télévision pour annoncer la fin du régime de pouvoir personnel et une proclamation, dite « du 19 juin » qui contenait le catalogue des critiques de la gestion de Ben Bella, fut lue. Coup d'État, pour les uns, et renversement du président Ben Bella ; redressement révolutionnaire pour d'autres.

      Ère Boumédiène [modifier]

      La vision de Houari Boumédiène se situait en complète opposition avec le système politique précédent et consacrait la primauté de la construction de l'État sur l'action politique. Dans un nationalisme étatiste-socialiste et anticolonialiste, Boumédiène régnait par décret et selon une « légitimité révolutionnaire », marginalisant le FLN en faveur de son propre pouvoir et celui de l'armée, tout en maintenant le système de parti unique. À partir de 1976, la première révision constitutionnel a fait du pays un « État socialiste » sous contrôle du FLN, qui servait cependant encore d'appui pour les décisions de Boumédiène.

      Présidence sous Chadli [modifier]

      À la mort de Houari Boumédiène en 1978, le successeur Colonel Chadli Bendjedid réorganise le parti, qui prend alors une place centrale après une longue période de mise à l'écart. Les militaires gardaient encore une large représentation dans le Comité central du FLN, et possédaient en grande partie le contrôle de l'État.

      Durant les années 1980, le FLN modère la teneur « socialiste » de son programme, opérant quelques réformes de marché libre et écartant les lieutenants restant de Boumédiène. Cependant, les principales avancées démocratiques ne purent avoir lieu qu'avec les grandes émeutes et les démonstration populaires de 1988 qui secouèrent le pays vers des réformes politiques essentielles. Le 28 février 1989, une révision constitutionnelle instaura le multipartisme et la liberté d’expression ; le régime du parti unique fut donc dissous. Le FLN coupa ainsi ses liens particuliers avec l'armée national et privilégiés avec l'appareillage de l'État.

      Ces premières tentatives d'ouvertures permirent au Front islamique du salut (FIS) d'arriver en tête au premier tour des élections législatives de 1991. Le FIS obtirent 188 sièges sur 231, le FFS 25 sièges et le FLN seulement 15 sièges, alors que les candidats indépendants en remportèrent 3. Prenant acte de cette montée du parti islamistes, l'armée décide le 11 janvier 1992 d'un véritable coup d'État militaire en poussant le président Chadli Bendjedid à la démission et en interrompant les élections.

      Décennie noire [modifier]

      Article détaillé : Guerre civile algérienne.

      En janvier 1992, Mohammed Boudiaf accepte le poste de Président qui lui est proposé, mais est assassiné quelques mois plus tard. L'Algérie tombe alors encore sous le contrôle direct des militaires. Le parti demeure alors dans l'opposition au gouvernement durant la « guerre civile ». Après une restauration partielle de la démocratie, en 1995 une élection présidentielle est organisée. Mais celle-ci est boudée par les grandes formations de l'opposition, et le FLN, comme le FIS et le FFS, en appellent à l'abstention.

      Le 16 novembre 1995, le général Liamine Zéroual est élu président, le premier à la suite d'un scrutin pluraliste. Le FLN reste extérieur au pouvoir ; les clans militaires appuie en effet leur légitimité politique sur d'autres partis. Le FLN signe avec six autres formations politiques en 1995, la plateforme de Rome, qui critiquait notamment fortement le pouvoir militaire et sa gestion de la crise ; cependant, après d'importants débats internes, la position officielle du parti changea pour un soutient de la présidence.

      En 1998, Liamine Zéroual annonce officiellement la tenue d’élection présidentielle anticipée pour février 1999, auxquelles il ne se présentera pas. Cette sortie précipitée du président est alors attribuée aux généraux de l'armée craignant une nouvelle montée des intégristes religieux au pouvoir avec lesquelles Liamine Zéroual tenait des relations de plus en plus étroites. Pour l'élection, aux cotées des principaux candidats comme Hocine Aït Ahmed, Mouloud Hamrouche et Taleb Ibrahimi, les généraux font appel, pour lui attribuer leur soutient, à Abdelaziz Bouteflika, l'ancien fidèle ministre de Boumédiène qui avait quitté la scène politique depuis 1981, et qui est alors soutenu par le FLN. Le 15 avril, Abdelaziz Bouteflika remporte l’élection présidentielle avec 73,8 % des suffrages, mais l'opposition dénonce des fraudes massives.

      Le FLN aujourd'hui [modifier]

      Le parti reçoit, lors des élections législatives de 2002, 34.3% des voix parlementaires et obtient 199 membres au parlement. En 2004, Ali Benflis se présente à l'élection présidentielle, comme candidat du FLN, et n'obtient que 6.4% des voix, contre 85.0% pour Abdelaziz Bouteflika, mais dans un scrutin fort contesté. La victoire d'Abdelaziz Bouteflika entraîne ainsi une reprise en main du parti. En 2005, le huitième congrée national du FLN nomme Abdelaziz Bouteflika président du parti et Abdelaziz Belkhadem secrétaire général du FLN, qui est ensuite nommé Premier ministre, le 24 mai 2006, par le président Abdelaziz Bouteflika, succédant à Ahmed Ouyahia du RND. Le FLN fait aujourd'hui partie de la coalition parlementaire appelée « alliance présidentielle » avec le Rassemblement national démocratique (RND), et le Mouvement de la société pour la paix (MSP). Il en forme théoriquement l'aile de gauche nationaliste.

      Dirigeants du parti [modifier]

      Présidents du FLN depuis sa création :

      Secrétaires généraux :

      Notes [modifier]

      1. Cinq Colonnes à La Une, Rétrospective en Algérie, ORTF, 06/09/1963.

      Voir aussi [modifier]

      Bibliographie [modifier]

      • Saïd Benabdallah, La Justice du FLN pendant la guerre de libération - SNED, Alger, 1982.
      • Kamel Bouchama, Le FLN: instrument et alibi du pouvoir 1962-1992 - Editions Dahlab, Alger, 1992.
      • Yves Courrière, La guerre d'Algérie, en 4 tomes (Les fils de la Toussaint, Le temps des Léopards, Le temps des colonels et Les feux du désespoir) - Fayard, 1969.
      • Jacques Duchemin, Histoire du FLN - Éditions Mimouni, Alger, 2006.
      • Hafid Khatib, 1er juillet 1956. L'accord FLN-PCA - OPU, Alger, 1991.
      • Mohammed Harbi, FLN mirage et réalité - Jaguar, 1991, (ISBN 2-852-583-76-3).
      • Mohammed Harbi, Aux origines du FLN : La scission du PPA/MTLD - Éditions Bouchène, Paris-Alger, 2003, (ISBN 2-912946-62-X).
      • Ali Haroun, La 7e wilaya : la guerre du FLN en France - Seuil, Paris, 1986.
      • Rémy Madoui, J’ai été fellagha, officier français et déserteur : Du FLN à l’OAS - Éditions du Seuil, Paris, 2004, 400 pages, (ISBN 2020639092).
      • Gilbert Meynier, Histoire intérieure du FLN - Éditions Fayard, Paris, 2002.
      • Gilbert Meynier et Mohammed Harbi, Le FLN : Documents et histoire, 1954-1962 - Éditions Fayard, Paris 2004, (ISBN 2-2136-1892-5).
      • Benjamin Stora, Histoire de la guerre d'Algérie - La Découverte, Paris, 2004 (ISBN 2-7071-4293-X).

      Liens internes [modifier]

      Lien externe [modifier]

    Front des forces socialistes

    Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.


    Le Front des Forces Socialistes est un parti politique algérien crée en 1963 peu après l’indépendance de l’Algérie. Le FFS est membre de l’Internationale socialiste.

    Son président est héros de la guerre d’indépendance Hocine Aït Ahmed. Parti d'opposition historique au système en place, il prône depuis plus de 40 ans la démocratie.

    Le FFS est politiquement très bien implanté en Kabylie, dans les milieux berbérophones du pays ainsi que dans les grandes villes d'Algérie. Il a boycotté les élections de 2002 et de 2007.

    Le FFS se définit comme un parti laïc[1] : « Nous entendons développer une approche laïque. Le champ religieux ne doit en aucun cas se substituer et envahir le champ politique[2]

    En France ses militants travaillent traditionnellement avec ceux du parti socialiste.[réf. nécessaire]

    Liens externes [modifier]

    Notes [modifier]

    1. [1] et de gauche. Sur le site officiel du FFS.
    2. citation d’Hocine Aït Ahmed.

    Rassemblement pour la culture et la démocratie

    Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.



    Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) est un parti politique algérien créé le 10 février 1989. Son président et fondateur est Saïd Saadi. Le RCD est un parti berbériste et laïc

    Le RCD se réclame comme un mouvement représentant « tous les Algériens », bien que la majeure partie de son électorat soit kabyle. Tout comme son frère ainé le FFS ou les Arouch.

    Statut [modifier]

    Drapeau du parti
    Drapeau du parti

    Il est crée une formation politique dénommée : Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), dont le siège se situe à Alger, El Biar, au 40 Rue Mohamed Chabane.

    Le peuple algérien a une histoire multimillénaire. Au cours de cette longue histoire, diverses cultures ont constitué des apports qui déterminent sa personnalité. En plus d'autres éléments culturels et historiques, la Maghrébinité, l'africanité et la méditerranéité constituent avec les éléments définis par la Constitution les valeurs essentielles de l'identité nationale.

    La lutte de libération a cimenté la conscience algérienne, support fondamental de l'unité national, désormais naturellement vécu par la jeunesse. Les souffrances endurées par la collectivité nationale en vue d'arracher son indépendance oued koriche / Boualem Guerroumi

    Références [modifier]

    Liens externes [modifier]


      

    <script language=Javascript src="fade.js"></script>

    Kamel Guemazi convoqué à son tour par la police d'Alger
    | 2004-01-03 21:15:03 |
    Le frère Kamel Guemazi a été à son tour convoqué aujourd'hui par la police d'Alger. Cette convocation fait suite à celle des frères Ali Djeddi et Abdelkader Boukhamkham la semaine passée.

    <script language=Javascript src="fade.js"></script> Ali Djeddi et Abdelkader Boukhamkham convoqués par la police
    | 2003-12-29 09:34:23 |
    Les frères Ali Djeddi et Abdelkader Boukhamkham, membres du Majliss echouri du Front Islamique du Salut, ont été convoqués hier par la police d'Alger.

    <script language=Javascript src="fade.js"></script> Mise au point suite à un communiqué signé par des membres du FIS
    | 2003-12-24 09:44:41 |
    La presse algérienne a rapporté aujourd'hui des extraits d'un communiqué signé par des membres du Majliss Echouri (Conseil Consultatif) du Front Islamique du Salut. Le Bureau exécutif National a jugé de ce fait nécessaire d'apporter les précisions suivantes:

    <script language=Javascript src="fade.js"></script> Un algérien porte plainte contre le général Larbi Belkheir
    | 2003-12-06 20:53:42 |
    Nous avons appris de source sûre que M. Mehdi Mosbah, réfugié algérien en France, père de deux enfants français, a déposé le vendredi 5 décembre 2003 une plainte contre le général Larbi Belkheir, qui se trouve actuellement en France pour y suivre des soins.

    <script language=Javascript src="fade.js"></script> Assassinat de Hachani: graves révélations.
    | 2003-11-22 10:16:44 |

    Quelques jours avant le triste anniversaire de l'assassinat de Abdelkader Hachani,le FIS a été destinataire d'un fax, dûment authentifié, de la part d'un officier algérien et abordant le sujet de l'assassinat de Hachani, qu'Allah lui accorde Sa miséricorde.


    <script language=Javascript src="fade.js"></script> Cheikh Abbassi au Qatar
    | 2003-11-09 07:28:23 |
    Cheikh Madani Abbassi, président du Front Islamique du Salut, est arrivé avant-hier à la capitale du Qatar, Doha.

    <script language=Javascript src="fade.js"></script>

          

      Détermination et fidélité  | 2003-11-22 10:59:36 |

      Il y a juste quatre ans, le 22 novembre 1999, était assassiné Abdelkader Hachani. Son assassin présumé: Fouad Boulemia, membre du GIA, selon la version concoctée par le pouvoir qui dirige l'Algérie derrière les rideaux. Boulemia aura beau se rétracter lors de son procès et affirmer avoir été manipulé par Toufik Médiène, rien n'y fera. Le DRS avait fait son choix: Hachani devait mourrir et c'est le GIA qui ferait le sale boulot. Le GIA, bien évidemment, version "Groupe Infiltré de l'Armée".

      LE FIS a bien évidemment immédiatement mis en cause le pouvoir d'Alger dans un crime hautement symbolique: Hachani a été d'abord celui qui a déjoué les complots du DRS, genre affaire de Guemar, et aussi et surtout celui qui a conduit le FIS vers la victoire historique de décembre 1991. Il aura aussi refuser la dite "concorde civile" qui visait à occulter la nature politique de la crise algérienne et à entraver la quête du FIS vers un changement de régime qui redonnerait la légitimité réelle au peuple algérien.




        César, les islamistes et nous
        Par François Burgat
        mercredi 10 décembre 2003

        En ces temps de fortes turbulences « islamiques », l'information que nous recevons du monde musulman se doit d'être aussi rigoureuse que possible. Ordonnant une longue série d'indices, un livre impressionnant nous confirme au-delà de toute attente ce qui n'a longtemps pu être dit que sur le registre du doute ou de l'hypothèse. Complétant une première série de témoignages remarquablement convergents, il nous permet de faire un pas important dans la connaissance d'un épisode particulièrement troublé de notre relation récente avec « l'Islam ».

          Le Cœur de Belkheir
          On raconte que L'Harki Belkheir réunit une fois ses proches "collaborateurs" (il aime bien ce mot qui lui rappelle de doux souvenirs de jeunesse) pour leur démontrer son aptitude à avaler d'un trait une énorme quantité de billets de banque et de pièces de monnaie...
          Avec Nezzar El Djezzar: Une interview pour sauver des vies
          Beaucoup de gens diront que le temps que Nezzar passe à “écrire “, il ne le passe pas à tuer, et c’est déjà ça de gagné…Soit ! Pour éviter que d’autres gens ne périssent sans raison, nous avons monté une interview fantoche avec Nezzar El Djezzar dans le but de lui faire perdre un peu de temps, et contribuer ainsi à sauver des vies humaines. Extraits :


            Nouvelle publication chez l’Institut Hoggar sur la torture en Algérie

             


            Enquête sur la torture en Algérie (en arabe) par Le Forum des chercheurs nord-africains, Projet de témoignage et documentation historique.
            ISBN: 2-940130-17-5
            Institut Hoggar 2003

            Il s’agit d’un rapport de 1100 pages avec illustrations, préparé par un groupe d’universitaires et préfacé par une douzaine de personnalités arabes.
            Consultez la table des matières et quelques extraits sur la page :

            http://www.hoggar.org/newpub/torture.htm.



              De la dictature à l’occupation:
              Saddam et ses frères siamois arabes
              Quotidien Oran, 16 déc. 03

              La fin d’un dictateur devrait donner lieu à des réjouissances et à des manifestations de joie. Et pourtant, de l’Atlantique au Golfe, l’arrestation de Saddam Hussein a laissé un goût amer et une nuit mauvaise.


              LA TORTURE EN ALGERIE : Témoignage d’un survivant (*)
              Réfugié en Suisse depuis dix ans, Dr Ahcéene Kerkadi a fui l’Algérie et ses tortionnaires. En 1990, son éléction sur la liste communale du FIS sera pour lui synonyme d’arrestations arbitraires, de persécution et de torture répétées. A l’occasion de la journée mondiale contre la torture, l’ancien médecin dentiste de la commune de Meftah a trouvé le courage de témoigner au magazine Amnistie de la section suisse d’Amnesty international, N° novembre 2003.

              1993 – 2003

              Dix ans déjà... les blessures se sont refermées. Les cicatrices ont disparu, mais la douleur et la souffrance sont toujours là, intactes. Souffrances, autant physiques que morales.
              L'effet destructeur de la torture ne peut être quantifié, même pas par la victime elle­ même.



                Ramadan 1424 H: Les données de l'astronomie

                [...] L'astronomie arabe a pris son essor sous le règne du calife al Ma'mun (813-833).Il avait réuni ses savants à Bagdad, dans une sorte de collège appelé Bayt el Hikma, la Maison de la sagesse. Ils y ont traduit les œuvres de leurs prédécesseurs grecs et lancé leurs propres programmes de recherche : "Al Ma'mun a demandé à ses astronomes de résoudre un certain nombre de problèmes pratiques, capitaux pour la bonne marche de son empire, raconte Régis Morelon, directeur de l'Institut dominicain d'études orientales du Caire et du Centre d'histoire des sciences et de philosophie arabes et médiévales du CNRS.


                Pensées inspirées par la tragédie du séisme d’Alger. (Suite)


                Lire la premiere partie



                Cet espoir que véhicule l’islam n’est pas une fuite dans le rêve et l’illusion pour ne plus voir le réel amère et sombre mais la libération de la mort, de la peur, de la douleur et de l’inaction qui étouffent l’homme et le mettent dans un état confusionnel. C’est pourquoi Dieu et Son prophète ne nous ont pas laissé sans réponses pour comprendre et agir en toute liberté et en toute responsabilité sans nous cacher derrière le destin fuyant par là notre incapacité à imprimer notre existence dans le monde des vivants et à exprimer avec vitalité notre volonté de nous inscrire dans le livre de l’histoire des civilisations qui façonnent les hommes de génie et de talent :

                 

                 

                 


                 

                Résumé

                Suite aux mouvements de révolte d’octobre 1988 et à l’ouverture politique concédée par le

                pouvoir, une loi relative à la création des « associations à caractère politique » est votée le 5 juillet

                1989. Le FIS (Front islamique du salut) est agréé en septembre de la même année. Un grand nombre

                d’imams « indépendants », c’est-à-dire non rémunérés par l’État et qui prêchent dans les centaines

                de mosquées « libres » créées dans les années 1980, se rallient au nouveau parti. Abassi Madani

                en est le président, Ali Benhadj, le vice-président. Très vite, le FIS se développe en parti de masse

                avec une prétention hégémonique, qui sur le moment rallie des centaines de milliers de jeunes en

                quête d’action et de reconnaissance. Mais le parti, pas du tout préparé à ce rôle, se trouve très vite

                confronté à un problème considérable d’organisation et de structuration — d’autant plus que, dès le

                départ, des conceptions diverses se manifestent en son sein par rapport à la stratégie à adopter et que

                les appétits politiques des différents dirigeants les poussent à la surenchère. Cette situation favorise

                aussi l’action de la Sécurité militaire, qui infiltre le FIS jusque dans ses structures dirigeantes.

                Entre-temps, toute une nébuleuse d’islamistes radicaux gravite autour du FIS, tantôt le ralliant

                (lors de manifestations de rue par exemple), tantôt dénonçant ses prises de position et surtout son

                implication dans le jeu démocratique, considéré comme une compromission avec le pouvoir. À côté

                de groupes de jeunes qui veulent en découdre avec le régime en employant des méthodes qui relèvent

                de la criminalité et sans fondement particulièrement religieux, il y a un tout autre genre de

                groupes, comme ceux qu’on appelle les « Afghans », quelques centaines de vétérans algériens de

                l’Afghanistan qui reviennent en héros, avec des conceptions très rigides sur l’application de la loi

                islamique et qui sont très souvent volontaires pour la lutte armée. Il y a également des islamistes,

                assez minoritaires, qui ne sont pas spécialement extrémistes, mais qui combattent ce régime auquel

                ils n’accordent aucune crédibilité : ils sont d’avis que le processus démocratique est un leurre, que

                les militaires ne l’accepteront jamais et qu’il faut se préparer à la lutte armée pour changer de pouvoir.

                D’ailleurs, ils considèreront que la suite des événements leur a donné raison, ce qui justifiera

                leur choix de la confrontation armée avec le pouvoir à partir de janvier 1992.

                Lors des premières élections pluralistes que connaît l’Algérie, en juin 1990, le FIS remporte la

                majorité des communes et des préfectures (

                wilayat). C’est un choc pour tout le monde. Le FIS luimême

                n’y était pas préparé et se trouve empêtré dans des problèmes de gestion administrative. Parallèlement

                à l’euphorie de la victoire, se développent et s’intensifient les divergences au sein de la

                direction. C’est au moment de la grève totale du FIS en juin 1991 que les conflits au sein du conseil

                de consultation seront les plus forts et les services secrets sauront en tirer profit en les exacerbant.

                Cet épisode se soldera par l’éviction du gouvernement des ministres « réformateurs », une prise en

                main des décisions politiques par les futurs putschistes et une rude répression à l’encontre des partisans

                du FIS. La plupart des dirigeants du FIS seront mis en prison, dont ses deux principaux responsables

                — qui ne seront libérés qu’en 2003.

                Mais les dirigeants militaires, espérant pouvoir « domestiquer » le FIS (mais se préparant aussi

                à l’écraser en cas d’échec), font tout pour que le parti participe aux élections législatives de décembre

                1991. C’est Abdelkader Hachani qui reprend en main le FIS et qui le mènera aux élections.

                Au lendemain du premier tour, lorsqu’il s’avèrera que cette fois-ci encore, le FIS gagnerait et remporterait

                jusqu’aux deux tiers des sièges du Parlement, les militaires interrompent le processus et

                usurpent quasi directement le pouvoir. Le FIS n’est pas préparé à cette situation et ne semble pas,

                dans un premier temps, vouloir s’engager dans la lutte armée. Une répression brutale fait éclater le

                parti, et les responsables politiques étant emprisonnés ou contraints à l’exil, les militants sont livrés

                à eux-mêmes. Toutefois, certains membres du FIS rejoignent dès juin 1991 et d’autres en janvier

                1992 des groupes clandestins déjà existants, et prêts à agir si la lutte armée devait se révéler

                nécessaire. Ainsi, dès janvier-février 1992, apparaissent des groupes armés opposés à la ligne du

                FIS, tant sur le plan de la stratégie que des méthodes à employer, s’attaquant aux forces de l’ordre et

                aux casernes. Dans le même temps, multipliant les provocations et les infiltrations, le pouvoir

                5

                pousse par tous les moyens les opposants islamistes à la lutte armée. Mais si certains cadres du FIS

                se sont effectivement ralliés aux groupes armés existants, la direction du parti et la plupart de ses

                responsables s’y sont opposés. Du moins jusqu’à la mi-1993.

                Entre 1992 et 1994 se constituent donc différentes formations armées, dont le GIA (Groupe

                islamique armé). En réalité, il serait plus exact de parler des « Groupes islamiques armés », car sous

                le sigle GIA se rassembleront une multitude de groupes caractérisés par leur extrémisme et qui pour

                certains — cela est désormais clairement établi — sont de pures créations des services secrets de

                l’armée, le DRS, tandis que d’autres sont fortement infiltrés par ce dernier. Il y a évidemment aussi

                parmi eux des groupes autonomes persuadés de la justesse de leur choix.

                Cependant, à partir du printemps 1994, la situation va totalement changer. Des combattants

                « islamistes » inconnus font leur apparition dans plusieurs régions (surtout dans l’Algérois) et imposent

                une terreur qui ira de pair avec la reprise en main de ces régions par l’armée. Et paradoxalement,

                alors même que le DRS prend progressivement et secrètement le contrôle de la totalité de la

                direction du GIA, une importante partie de la véritable opposition clandestine, armée ou non — et

                avant tout la tendance la plus politisée de la

                jaz’ara qui regroupe de nombreux intellectuels —, le

                rallie, ignorant l’ampleur de la manipulation du GIA par le DRS. C’est avec la prise de pouvoir par

                Djamel Zitouni (agent du DRS), en octobre 1994, que le GIA devient un véritable instrument de

                lutte contre-insurrectionnelle entre les mains des chefs du DRS.

                En juillet 1994, l’AIS (Armée islamique du salut) se constitue, ses chefs la présentant comme

                le « bras armé » du FIS. Elle sera dorénavant une des cibles favorites des GIA, qui commettent de

                plus en plus d’assassinats, d’attentats à la bombe et de massacres. A partir de fin 1995, de plus en

                plus de « phalanges » de base (

                katiba/kata’ib) du GIA se distancient de l’organisation et de sa direction,

                dénonçant une dérive qu’elles ne s’expliquent que par la manipulation du DRS, ce que confirmeront

                quelques années plus tard différents transfuges de l’armée, qui donneront des exemples très

                concrets d’opération montées par ce dernier.

                À partir de la fin 1994, le GIA contrôlé par le DRS (dont les services assurent eux-mêmes la

                rédaction des communiqués ultra-radicaux prétendant « légitimer » les actions du GIA « au nom de

                l’islam ») remplit donc plusieurs fonctions. À l’intérieur du pays, il mène une véritable guerre, qui

                vise plusieurs objectifs : terroriser et « mater » les populations civiles soupçonnées d’avoir sympathisé

                avec le FIS ; discréditer le FIS au sein de la population algérienne et vis-à-vis de la communauté

                internationale ; instaurer la terreur au sein même des groupes armés et éliminer tout groupe à

                l’intérieur du GIA qui ne se laisse pas assujettir ; combattre tous ceux qui ne rallient pas le GIA. Et

                son combat vers l’extérieur a pour but d’imposer le soutien de la communauté internationale — et

                tout particulièrement de la France, qui joue un rôle leader sur le « dossier algérien » — à la ligne

                « éradicatrice » du commandement militaire, lequel se présente comme garant de la démocratie, et

                d’étouffer toute voix discordante, notamment celles qui dénoncent les graves violations des droits

                de l’homme. Dans ce but, les responsables du DRS n’hésitent pas à manipuler (à leur insu) des

                « fantassins » du GIA pour commettre des attentats en France durant l’été 1995

                En Algérie, le summum des violences sera atteint lors des grands massacres de l’été 1997 et

                de l’hiver 1998, revendiqués par le GIA. À ce jour, l’analyse des nombreuses informations disponibles

                permet de formuler l’hypothèse que ces massacres, qui se déroulent sous les yeux des unités de

                l’armée passives, ont été froidement planifiés par les chefs du « clan éradicateur » de l’armée, dans

                le but notamment d’affaiblir le clan du président Liamine Zéroual et son conseiller Mohamed Betchine.

                Ceux-ci, qui étaient parvenus à renforcer leur pouvoir, s’apprêtaient en effet à trouver un

                arrangement avec les dirigeants du FIS. Et c’est également pour torpiller cette initiative que le chef

                du contre-espionnage, Smaïl Lamari (dit « Smaïn »), a négocié directement une « trêve » avec les

                chefs de l’AIS — trêve prenant effet le 1

                er octobre 1997, et que rallieront d’autres groupes. Cette

                « guerre des clans », grâce à la manipulation de la violence islamiste, aboutira la démission du président

                en septembre 1998. Abdelaziz Bouteflika sera nommé par les militaires et élu à la présidence

                de la République, grâce à la fraude, en avril 1999.

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                Il entérinera l’accord passé entre le DRS et l’AIS en promulguant la loi de la « concorde civile

                ». Cette loi a été fortement contestée, pour diverses raisons : certains y ont vu une amnistie pour

                les « terroristes », les autres une réhabilitation des agents du DRS infiltrés dans les groupes armés.

                Il est en tout cas établi que l’application de cette loi s’est déroulée dans une opacité totale. Une fois

                de plus, il s’est agi de la part du pouvoir d’une mascarade en guise de mesure d’apaisement, promettant

                la paix et la réconciliation sans que celles-ci se soient depuis réalisées. En effet, depuis

                2000, la violence officiellement attribuée aux groupes armés islamistes — entièrement contrôlés par

                le DRS depuis 1996 — a considérablement diminué, mais le pouvoir a choisi de la maintenir à un

                niveau « résiduel », de façon à empêcher tout véritable retour à la paix civile.


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